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Tu te demandes si un préservatif protège de l’herpès génital. Bof bof. L’efficacité d’un préservatif est estimée de 30 à 50%, notamment car certaines lésions ou zones infectées peuvent se situer en dehors de la zone couverte par un préservatif (cuisses, pubis, fesses).
Pour rappel : l’herpès génital est un virus qui se manifeste par des petites lésions remplies de liquide, comme des cloques, qui apparaissent la plupart du temps sur les organes sexuels, l’anus et la bouche. Parfois les petites cloques ne se voient pas car elles sont fragiles et il n’y a que des zones rouges et douloureuses.
Souvent, les signes peuvent passer inaperçus, ne pas se manifester ou apparaître plus tard après la transmission. Dans la majorité des cas, les symptômes du premier épisode sont la fièvre, des douleurs musculaires et/ou des sensations de brûlure. Les symptômes lors des épisodes suivants sont plus légers. Les plus courants sont des douleurs, de la fièvre ou des maux de tête. Ces symptômes sont parfois attribués à d’autres causes, comme la grippe, ce qui peut rendre leur identification difficile pour la personne.
Comment se protéger ?
Pour rendre la protection plus optimale voici quelques informations :
Comment vivre avec l’herpès ?
Si tu es une personne qui vit avec l’herpès, plusieurs méthodes peuvent permettre de réduire les risques de le transmettre à ton / ta / tes partenaire(s). Combinées ensemble, elles sont d’autant plus efficaces :
– L’utilisation d’un préservatif interne ou externe. Pour être efficace, le préservatif doit recouvrir la région où les lésions peuvent apparaitre. Si tu as de l’herpès labial, n’hésite pas à utiliser un préservatif de bouche (digue dentaire ou carré de latex) pour les pratiques bucco-génitales car le virus peut se transmettre au niveau génital.
– La prise d’un traitement médicamenteux peut éviter l’apparition de nouveaux épisodes (réactivations du virus) et donc limiter le risque de transmission.
– Rester à l’affût des symptômes annonciateurs d’une nouvelle poussée, appelés prodromes, tels que des picotements ou des sensations de brûlure, car c’est un signe que le virus est actif et potentiellement transmissible.
– L’abstinence ou la modification des pratiques sexuelles durant les prodromes, l’apparition des lésions et quelques jours après leur disparition sont recommandées afin de limiter les risques de transmission. Cela veut simplement dire qu’il est vivement conseillé d’éviter de faire un contact direct entre la zone où le virus est actif et une porte d’entrée. Cela peut être une occasion d’explorer d’autres pratiques sexuelles 😉
Parler de son herpès permet de mieux négocier et d’établir des stratégies de prévention, réduisant ainsi les risques de transmission.
N’hésite pas à en parler à ton médecin généraliste ou spécialiste (dermato, gynéco) ou dans un Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD).
À retenir