L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible (IST). Quels sont les symptômes, comment te protéger ? Les infos dans cet article.

L’herpès génital est une IST courante qui touche 20% de la population en France, en particulier la tranche d’âge des 25-35 ans.

Quels sont les symptômes de l’herpès génital ?

L’herpès génital est un virus dont les symptômes sont de petites lésions remplies de liquide, comme des petits boutons ou des cloques, qui apparaissent la plupart du temps sur les organes sexuels, l’anus et la bouche.Mais aussi parfois sur les cuisses, le pubis et les fesses.

Souvent, les signes peuvent passer inaperçus, ne pas se manifester ou apparaître plus tard après la transmission. Dans la majorité des cas, les symptômes du premier épisode sont la fièvre, des douleurs musculaires et/ou des sensations de brûlure. Les symptômes lors des épisodes suivants sont plus légers. Les plus courants sont des douleurs, de la fièvre ou des maux de tête. Ces symptômes sont parfois attribués à d’autres causes, comme la grippe, ce qui peut rendre leur identification difficile pour la personne.

L’épisode dure de quelques jours à quelques semaines.

Comment se transmet l’herpès génital ?

L’herpès se transmet par contact direct entre une région où les lésions apparaissent ou par les mains qui ont touché cette zone chez la personne contaminée, et une porte d’entrée (muqueuse, plaie, microlésion) chez la personne non atteinte. Beaucoup de pratiques sexuelles peuvent donc être concernées. Pour qu’il y ait une transmission, le virus doit être actif. Il y a deux moments principaux où le virus est actif :

  • Lorsqu’il y a des lésions apparentes.
  • Lors des prodromes, qui sont des signes avant-coureurs d’une poussée d’herpès apparaissant de quelques heures à 2 jours avant la survenance d’une lésion (démangeaisons, picotements, rougeurs, fièvre, fatigue).

En dehors de ces deux périodes, le virus est soit en dormance dans les ganglions, non contagieux ; soit en période d’excrétion asymptomatique, pendant laquelle le virus est là mais ne se voit pas. C’est une période contagieuse, imprévisible mais rare : 3% du temps la première année d’infection et 1% du temps les années suivantes.

Attention, l’herpès labial (bouton de fièvre) peut également se transmettre au niveau génital. L’inverse est beaucoup moins fréquent.

Quelles sont les conséquences de l’herpès génital ?

Une fois qu’on est un infecté par l’herpès génital, le virus reste dans le corps à vie. Il se manifeste par épisodes avec des poussées de cloques, notamment en période de stress, de fatigue, avant ou pendant les règles, ou en cas de grosse chaleur. Mais certaines personnes ne feront qu’une seule poussée dans leur vie.

Une lésion d’herpès est une porte d’entrée dans l’organisme pour d’autres IST. Il est d’autant plus important de se protéger.

L’herpès peut avoir de rares formes graves, en cas d’atteinte à l’œil par exemple et des précautions sont à prendre en cas de grossesse ; la transmission est possible lors de l’accouchement.

En plus de la gêne et des douleurs physiques, l’herpès peut aussi perturber la vie sexuelle et avoir des répercussions psychologiques en générant de l’anxiété, de la honte, de la gêne, ou encore de la colère.

Comment dépister et traiter l’herpès génital ?

La manière principale de diagnostiquer l’herpès est l’examen médical.

  • Un examen médical en cas de crise ;
  • Un prélèvement sur les cloques peut aussi être réalisé en cas de doute, mais il n’est pas remboursé.

Il n’existe pas de traitement pour éliminer définitivement le virus de l’herpès génital. Le, la médecin peut néanmoins prescrire des antalgiques ou antidouleurs pour réduire la douleur et un antiviral pour diminuer la durée et la fréquence des nouveaux épisodes.

Il est important de savoir que l’activation du virus de l’herpès est souvent reliée à l’état du système immunitaire. Le sommeil, l’alimentation, l’exercice physique peuvent donc avoir une influence sur l’apparition de épisodes. Développer des stratégies de gestion du stress est également recommandé.

Tes questions

La fellation peut-elle transmettre des maladies ?

Ce n’est pas la pratique sexuelle la plus risquée mais elle peut transmettre certaines infections : la syphilis, l’herpès, la gonorrhée, le VIH, l’hépatite B,…

Ce n’est pas la pratique sexuelle la plus risquée mais elle peut transmettre certaines infections : la syphilis, l’herpès, la gonorrhée, le VIH, l’hépatite B, les chlamydias, les papillomavirus (HPV), la trichomonase, etc.

Pour réduire les risques, toi et ton /ta / tes partenaires pouvez utiliser un préservatif. Si vous n’utilisez pas de préservatifs, tu peux garder en tête que certains éléments peuvent augmenter les risques de transmission :
– des micro lésions dans la bouche (gingivites ou inflammation des gencives, aphtes, etc.). Elles peuvent constituer une porte d’entrée dans ton corps. Le sang peut aussi contenir des virus (VIH, hépatites, syphilis) ;
– le fait d’éjaculer dans la bouche. L’intérieur de la bouche est une muqueuse, c’est-à-dire un tissu corporel poreux par où peuvent rentrer virus, bactéries et parasites. Le sperme peut lui aussi être un liquide contaminant ;
– le fait d’avaler le sperme car la gorge et le tube digestif sont aussi des muqueuses.

Si tu as des symptômes, tu peux consulter mais souviens-toi que la plupart du temps, les infections sexuellement transmissibles (IST) ne présentent pas de symptômes. Tu peux aussi te rendre dans un centre gratuit d’information de dépistage et de diagnostique (CeGIDD) pour faire des tests et lever les doutes, s’il y en a. Trouve un centre près de chez toi avec la cartographie.

Beaucoup d’infections sexuellement transmissibles se soignent voire se guérissent. La plupart du temps, elles ne sont pas graves, à condition de les prendre en charge rapidement. N’hésite donc pas à faire un dépistage de temps en temps 😉

J’ai honte d’avoir une infection sexuellement transmissible, à qui puis-je en parler ?

Les CeGIDD (Les Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic) et les centres de planning familial sont des lieux confidentiels et gratuits pour le…

Les CeGIDD (Les Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic) et les centres de planning familial sont des lieux confidentiels et gratuits pour le diagnostic et le traitement des IST. Tu pourras y rencontrer des professionnel·le·s avec qui en parler sans être jugé·e. Tu habites à Aix-en-Provence et tu veux trouver le centre le plus proche de chez toi, consulte notre carte interactive. Tu peux aussi appeler le 0800 08 11 11 pour plus d’informations.