Le virus du papillome humain est en fait une famille de virus qui regroupe des centaines de virus différents. Ils infectent principalement la peau et les muqueuses (tissu de cellules qui recouvrent l’intérieur de la bouche, du nez, du vagin, du col de l’utérus et le pénis). Il s’agit d’une infection sexuellement transmissible (IST).

Comment se transmettent les papillomavirus ?

Les papillomavirus se transmettent :

  • par simple contact avec la peau ;
  • lors des relations sexuelles et orales, même sans pénétration.

Quelles sont les symptômes du papillomavirus ?

Les papillomavirus sont présents sur la peau et les muqueuses de très nombreuses personnes. Ils passent le plus souvent inaperçus. Certains de ces VPH peuvent donner des verrues qui sont des petites excroissances de chair indolores qui peuvent apparaitre autour de la vulve, dans le vagin, le col de l’utérus, l’anus, sur le pénis.

Les papillomavirus sexuellement transmissibles provoquent :

  • des verrues autour de la vulve, dans le vagin, le col de l’utérus, l’anus, sur le pénis ;
  • des démangeaisons.

D’autres HPV ne donnent aucun symptôme mais peuvent infecter le vagin et le col de l’utérus sans que la femme le sache. Le préservatif en limite la transmission à 70%.

Quelles sont les conséquences du papillomavirus ?

La plupart du temps, les papillomavirus régressent spontanément sans conséquence. Cependant, certains types de papillomavirus sont responsables de cancers de l’utérus (99% des cancers de l’utérus seraient dus à un papillomavirus). Ils peuvent également provoquer des cancers du pénis plus rarement que chez la femme.

Comment détecter et traiter les papillomavirus ?

Il n’est pas nécessaire de détecter l’infection à VPH qui est fréquente notamment chez les 20-30 ans (90%).

Seules les conséquences de l’infection sont à rechercher par un frottis du col de l’utérus chez les femmes de 25 à 65 ans tous les 3 ans.

Il n’existe à ce jour aucun traitement pour éliminer le papillomavirus et guérir l’infection.

En cas de présence de verrues, un médecin pourra proposer :

  • des applications locales de crème ;
  • un traitement par azote liquide ou laser.

Le virus ne disparaît pas pour autant. Les verrues peuvent donc réapparaître ; la chirurgie n’est réservée qu’aux lésions précancéreuses du col de l’utérus découvertes par le frottis.

L’idéal est de prévenir l’infection par les VPH grâce à un vaccin proposé aux adolescentes dès 11 ans et au plus tard jusqu’à 20 ans . En effet, il est conseillé de se faire vacciner avant le début de sa vie sexuelle. Dans l’avenir les garçons pourront aussi être vaccinés.