Tu as peut-être déjà entendu parler du « chemsex » : c’est un mot qui est un mélange entre « chemicals » (qui signifie produits chimiques en anglais) et « sex ». On utilise le mot chemsex pour parler de l’utilisation de drogues avec l’objectif d’avoir des rapports sexuels.
Pourquoi certaines personnes pratiquent-elles le chemsex ?
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles on peut avoir envie de consommer des produits psychoactifs pour faire du sexe : pour rechercher plus de plaisir, pour se désinhiber, être plus à l’aise et avoir moins de pression, pour avoir des rapports sexuels plus longs, plus intenses ou alors dans des états modifiés de conscience.
Quels sont les risques ?
Mais il faut savoir qu’il y a certains risques à pratiquer le chemsex. Par exemple la pratique du chemsex peut comporter des risques de transmission d’IST parce qu’on a plus tendance à oublier de protéger les rapports sexuels ou alors à partager du matériel. Il est aussi plus difficile de donner son consentement et de recueillir celui de ses partenaires : le risque de violences sexuelles est plus grand. Il y a enfin le risque de développer des addictions ou une dépendance, qui peuvent conduire à l’isolement et à différents problèmes de santé physique ou psychologiques.
Réduire les risques
L’important quand on pratique le chemsex, c’est de connaître ces risques et d’essayer de les réduire ! Par exemple, en ayant des préservatifs sur soi, en se dépistant régulièrement et en se traitant en cas d’IST, en pratiquant le chemsex avec des personnes de confiance et en étant prêtant attention à l’état de ses partenaires… Dans la mesure du possible, informe-toi sur les dosages des drogues que tu consommes, teste tes nouveaux produits en prenant de petites quantités espacées dans le temps au début, évite les mélanges entre plusieurs substances et hydrates-toi régulièrement.
Où trouver des informations et de l’aide ?
Tu peux retrouver sur le site internet d’Aides, une association de lutte contre le VIH/sida et les hépatites, des ressources plus détaillées.
Il est aussi possible de discuter en amont de son rapport aux drogues, à l’alcool et à la sexualité avec des proches de confiance afin de mieux se connaître, de s’écouter et de se soutenir.
Si tu as envie d’en parler sans jugement avec d’autres personnes, il existe des structures spécialisées dans l’accompagnement des personnes qui pratiquent le chemsex. Par exemple :
- le Spot Longchamp (Marseille) ;
- la Villa Floréal (Aix-en-Provence) ;
- le Centre LGBTQIA+ de Marseille ;
- l’association Plus Belle La Nuit, présente en milieu festif et lors de permanences.
Ces structures proposent notamment un accompagnement par des professionnels (psychologues, addictologues, sexologues), le dépistage et le traitement des IST, la prescription de la PrEP, la distribution de matériel de prévention et de réduction des risques, des groupes de parole et, selon les lieux, le testing des produits.
Pour aller plus loin
Si tu souhaites en savoir plus sur le chemsex, tu peux également regarder le documentaire de France TV, disponible gratuitement sur YouTube.
À retenir
- Le chemsex consiste à consommer des drogues dans le but d’avoir des rapports sexuels.
- Cette pratique peut augmenter certains risques : IST, difficultés à donner ou recueillir le consentement, violences sexuelles et addictions.
- Il est possible de réduire ces risques en utilisant des protections, en se faisant dépister régulièrement, en évitant les mélanges de substances et en pratiquant avec des personnes de confiance.
- Si tu as des questions ou besoin d’aide, des associations et des professionnels peuvent t’informer, t’accompagner et te soutenir, sans jugement.