Dans une société où tout le monde est supposé être hétéro, et où les homos sont moqués et insultés, quand on ressent des attirances différentes de celles de la norme, c’est assez logique d’avoir des questionnements ou des craintes. On peut cacher son orientation sexuelle, mais on ne peut pas vraiment la modifier, et on n’a pas le droit de te l’imposer.

Voici quelques exemples de questions que tu peux te poser. Tu peux aussi en discuter avec un·e conseillèr·e du planning familial par téléphone ou en ligne.

Je suis attirée par les filles en étant une fille, est ce que je suis homosexuelle ?

Tu ressens une attirance pour une fille. Tu as peut-être déjà eu une expérience homosexuelle. Cela ne signifie pas forcément que tu es homosexuelle. Tu peux très bien coucher avec des filles et ne pas t’identifier comme lesbienne. Ces questionnements peuvent néanmoins indiquer qu’une préférence se dessine.

Je suis attiré·e autant par les filles que par les garçons, est ce que je suis bi·e ?

Être bi·e c’est le désir affectif et/ou sexuel, sans préférence, pour les filles et les garçons.

Ces questions arrivent souvent à l’adolescence. Cela peut évoluer ou s’installer dans le temps… Tu n’es pas obligé.e de t’identifier comme bi.e. Tu peux au contraire le revendiquer… L’idée c’est d’être à l’aise.

Mais alors, comment savoir ?

Pour certain·e·s, l’orientation s’impose comme une évidence. Pour d’autres ce le sera moins. Parfois c’est en vivant des expériences ou en parlant qu’on arrive à mieux comprendre ses propres désirs.

Ton orientation sexuelle ne sera pas forcément figée. Tes préférences pourront évoluer au fil de ta vie en fonction des expériences et des rencontres. Certaines attirances sont passagères. Tu pourrais aussi changer durablement d’orientation sexuelle.

Faut-il faire son coming out ?

Faire son coming out, ou sortir du placard, c’est parler à son entourage (parents, ami·e·s, travail…) de son orientation sexuelle (homo, bi·e, …) ou de son identité de genre (trans).

Tu as l’impression que tes ami·e·s, ta famille te laisseraient tomber ou auraient une réaction agressive si tu leur annonçais ton orientation ? Faire son coming out peut en effet exposer à l’homophobie, à la lesbophobie, à la biphobie ou à la transphobie de certaines personnes autour de soi. Tu peux être rejeté·e, insulté·e ou intimidé·e de différentes façons à cause des préjugés qui existent toujours dans la société. Tu peux choisir de le garder pour toi.

Il y a peut être aussi des personnes de ton entourage qui accueilleront avec bienveillance tes confidences et si tu te sens prêt·e, en parler peut être un moyen de te libérer et de vivre librement tes relations sans avoir besoin de te cacher.

N’hésite pas à en parler à des gens de confiance ou à des professionnel.le.s avant ton ou tes coming out pour te préparer si tu en ressens le besoin.

Tes questions

Dois-je dire à mes parents que je suis gay ou lesbienne ?

Tu as l’impression que ta famille te laisserait tomber ou aurait une réaction agressive si tu leur annonçais ton orientation ? Faire son coming out…

Tu as l’impression que ta famille te laisserait tomber ou aurait une réaction agressive si tu leur annonçais ton orientation ? Faire son coming out peut en effet exposer à l’homophobie, à la lesbophobie, à la biphobie ou à la transphobie de certaines personnes autour de soi. Tu peux être rejeté·e, insulté·e ou intimidé·e de différentes façons à cause des préjugés qui existent toujours dans la société. Tu peux choisir de le garder pour toi.

Il y a peut être aussi des personnes de ton entourage qui accueilleront avec bienveillance tes confidences et si tu te sens prêt·e, en parler peut être un moyen de te faire du bien et de vivre librement tes relations sans avoir besoin de te cacher.

N’hésite pas à en parler à des gens de confiance ou à des professionnel.le.s avant ton ou tes coming out pour te préparer si tu en ressens le besoin.

J’aimerais rencontrer d’autres lesbiennes. Où aller ?

Qui sait si la fille de ta classe, ta collègue, la boulangère, la dentiste ou la voisine n’est pas lesbienne ? Il n’est pas toujours…

Qui sait si la fille de ta classe, ta collègue, la boulangère, la dentiste ou la voisine n’est pas lesbienne ? Il n’est pas toujours facile de le savoir car la sexualité relève de l’intime. De plus, par crainte du regard des autres, certain·e·s homosexuel·le·s, n’osent pas en parler. Pour se sentir fort·e·s ensemble ou briser l’isolement, des gays, des lesbiennes et des trans, ont créé des associations qui proposent un accueil ou des activités diverses. Tu peux consulter cet annuaire des associations LGBTQI+ en Provence Alpes Côte d’Azur. Sinon peut-être pourrais-tu rencontrer d’autres lesbiennes sur certains sites de rencontres ou sur les réseaux sociaux ou bien voir s’il y a des bars lesbiens près de chez toi.

 

Je ressens quelque chose pour ma meilleure amie, je suis jalouse d’elle et parfois je frissonne quand elle me touche… Suis-je lesbienne ?

La frontière entre amitié et amour n’est pas toujours facile à définir et ça peut être compliqué d’identifier ses sentiments. On peut aimer ou désirer…

La frontière entre amitié et amour n’est pas toujours facile à définir et ça peut être compliqué d’identifier ses sentiments. On peut aimer ou désirer une personne du même sexe. Peut-être que tu ressens du désir pour elle sans en être amoureuse ? C’est peut être provisoire ou bien le signe d’une attirance durable pour les filles, ou pour les filles et les garçons ? Tu es la personne la mieux placée pour le savoir même si ça peut prendre un peu de temps. Si cela te pèse tu peux en parler à une personne de confiance.