Les femmes représentent 86% des victimes de violence dans le couple. En France, une femme meurt tous les 3 jours victime de son compagnon ou ex-compagnon. En 2017, 130 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints petit ami, ou ex-compagnon. (Source : « Étude nationale sur les morts violentes au sein du couple. Année 2017 », ministère de l’Intérieur, délégation aux victimes). Depuis le début de cette année, déjà 106 femmes sont décédées selon le collectif Féminicides par compagnon ou ex.

Il peut s’agir de violences verbales ou psychologiques :

  • la jalousie ;
  • les injures ;
  • les humiliations au quotidien (harcèlement moral) ;
  • les menaces ;
  • le fait de rabaisser l’autre ;
  • mal se parler ou mal parler de l’autre en public ;
  • le cyber contrôle, la surveillance ;
  • empêcher l’autre de sortir, de travailler ou de voir certaines personnes.

Cela peut être des violences physiques et/ou sexuelles (relations ou pratiques imposées) :

  • le viol ou tentative de viol ;
  • les agressions sexuelles ;
  • le harcèlement sexuel ;
  • les humiliations durant les rapports sexuels (injures, insultes, positions dégradantes non consenties) ;
  • obligations imposées par l’auteur.ice d’exercer des actes de prostitution ;
  • les atteintes physique : gifles, coups de poing, coups de pied, griffures, morsures, strangulation, brûlure de cigarette, coups portés au moyen d’un objet , utilisation d’armes à feu ou d’armes blanches etc. ;
  • obligations imposées par l’auteur.ice d’avoir des relations sexuelles avec d’autres partenaires.

Être en couple ne t’oblige pas à avoir des relations sexuelles. Dans un couple, le consentement de l’autre est nécessaire. La loi reconnaît et puni le viol conjugal.

Cette violence peut-être quotidienne, elle est parfois liée à des périodes dans la vie du couple. On appelle cela le cycle de la violence.

La violence dans le couple, comment s’en sortir ?

  • tu peux en parler à un·e proche ou à des professionnel·le·s. Être écouté·e et accompagné·e peut t’aider à comprendre ce qui arrive, à rompre ton isolement,  et peut être à organiser la suite si tu as décidé de quitter l’auteur des violences ;
  • si tu ne sais pas vers qui te tourner, tu peux contacter Violences Femmes Info au 3919. C’est gratuit et anonyme. Tu pourras y trouver une oreille attentive, des conseils et contacts pour tes démarches ;
  • tu peux déposer plainte. La loi prévoit des sanctions pénales contre les auteurs de violence au sein d’un couple. Elle peut aussi mettre les victimes à l’abri grâce à une ordonnance de protection. L’auteur·ice des violences pourra demander une aide psychologique pour être accompagné·e dans un changement de comportement. Déposer plainte est un droit qui ne peut t’être refusé.
  • Hébergé sur le site service-public.fr, le portail www.signalement-violences-sexuelles-sexistes.gouv.fr permet de dialoguer virtuellement avec 1 des 36 policiers et gendarmes formé·e·s aux violences sexuelles et conjugales. L’objectif : être accompagné·e dans tes démarches. Si besoin, un rendez-vous dans un commissariat est planifié pour déposer une plainte. Dans l’hypothèse où la victime n’y serait pas prête, elle sera orientée vers une prise en charge sociale et/ou psychologique.

Et en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

violencejetequitte.fr le site d’une campagne lancée par le CIDFF PACA en novembre 2018 pour sensibiliser au phénomène des violences au sein du couple et pour l’accès aux droits des jeunes victimes.