Les femmes représentent 86% des victimes de violence dans le couple. En France, une femme meurt tous les 3 jours victime de son compagnon ou ex-compagnon. En 2019, 149 femmes sont mortes sous les coups de leurs conjoints petit ami, ou ex-compagnon. Le collectif Féminicides par compagnon ou ex recense le nombre de femmes décédées. « C’est un travail éprouvant mais nécessaire pour que ces femmes restent encore un peu vivantes, nommées », écrivent ses membres.

Il peut s’agir de violences verbales ou psychologiques :

  • la jalousie ;
  • les injures ;
  • les humiliations au quotidien (harcèlement moral) ;
  • les menaces ;
  • le fait de rabaisser l’autre ;
  • mal se parler ou mal parler de l’autre en public ;
  • le cyber contrôle, la surveillance ;
  • empêcher l’autre de sortir, de travailler ou de voir certaines personnes.

Cela peut être des violences physiques et/ou sexuelles (relations ou pratiques imposées) :

  • le viol ou tentative de viol ;
  • les agressions sexuelles ;
  • le harcèlement sexuel ;
  • les humiliations durant les rapports sexuels (injures, insultes, positions dégradantes non consenties) ;
  • obligations imposées par l’auteur.ice d’exercer des actes de prostitution ;
  • les atteintes physique : gifles, coups de poing, coups de pied, griffures, morsures, strangulation, brûlure de cigarette, coups portés au moyen d’un objet , utilisation d’armes à feu ou d’armes blanches etc. ;
  • obligations imposées par l’auteur.ice d’avoir des relations sexuelles avec d’autres partenaires.

Être en couple ne t’oblige pas à avoir des relations sexuelles. Dans un couple, le consentement de l’autre est nécessaire. La loi reconnaît et puni le viol conjugal.

Cette violence peut-être quotidienne, elle est parfois liée à des périodes dans la vie du couple. On appelle cela le cycle de la violence.

La violence dans le couple, comment s’en sortir ?

  • tu peux en parler à un·e proche ou à des professionnel·le·s. Être écouté·e et accompagné·e peut t’aider à comprendre ce qui arrive, à rompre ton isolement,  et peut être à organiser la suite si tu as décidé de quitter l’auteur des violences ;
  • si tu ne sais pas vers qui te tourner, tu peux contacter Violences Femmes Info au 3919. C’est gratuit et anonyme. Tu pourras y trouver une oreille attentive, des conseils et contacts pour tes démarches ;
  • tu peux déposer plainte. La loi prévoit des sanctions pénales contre les auteurs de violence au sein d’un couple. Elle peut aussi mettre les victimes à l’abri grâce à une ordonnance de protection. L’auteur·ice des violences pourra demander une aide psychologique pour être accompagné·e dans un changement de comportement. Déposer plainte est un droit qui ne peut t’être refusé.
  • Hébergé sur le site service-public.fr, le portail www.signalement-violences-sexuelles-sexistes.gouv.fr permet de dialoguer virtuellement avec 1 des 36 policiers et gendarmes formé·e·s aux violences sexuelles et conjugales. L’objectif : être accompagné·e dans tes démarches. Si besoin, un rendez-vous dans un commissariat est planifié pour déposer une plainte. Dans l’hypothèse où la victime n’y serait pas prête, elle sera orientée vers une prise en charge sociale et/ou psychologique.

Et en Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

violencejetequitte.fr le site d’une campagne lancée par le CIDFF PACA en novembre 2018 pour sensibiliser au phénomène des violences au sein du couple et pour l’accès aux droits des jeunes victimes.