En France, il est possible légalement d’avorter jusqu’à 12 semaines de grossesse (3 mois), ce qui correspond à 14 semaines d’aménorrhée (c’est-à-dire d’absence de règles). Passé ce délai, il est encore possible d’avorter mais à l’étranger, dans les pays où la loi le permet. En Europe, c’est aux Pays Bas, en Espagne et au Royaume Uni que les délais sont les plus longs : jusqu’à 24 semaines d’aménorrhées (environ 5 mois et demi de grossesse). Il est donc possible de se rendre dans une clinique pratiquant les IVG mais ça ne pourra pas être remboursé par la sécurité sociale française.

Le coût reviendra donc à ta charge et il est relativement élevé : de 600 à 2000 euros selon la clinique et l’avancée de la grossesse, sans compter le prix du déplacement et de l’hébergement.
Chaque année, des milliers de personnes sont concernées par cette situation car on peut découvrir sa grossesse de manière tardive ou faire le choix d’avorter après trois mois de grossesse. Des associations et collectifs féministes militent pour l’allongement des délais en France et soutiennent chaque année des personnes qui partent avorter à l’étranger en collectant des dons pour participer financièrement aux frais et en conseillant les femmes sur le choix de la clinique et des trajets. N’hésite pas à te renseigner auprès d’un Planning Familial pour t’accompagner dans ta démarche ou appeler le numéro vert gratuit Contraceptions IVG 0800 08 11 11.