Si tu es sur les réseaux sociaux, tu as certainement déjà vu des vidéos de « mascus ». Mais qui sont-ils ? Les masculinistes adhèrent aux idéologies masculinistes. Ce ne sont pas des formes de féminismes pour les hommes mais au contraire des pensées antiféministes qui défendent l’idée que les hommes devraient avoir une place supérieure à celle des femmes dans la société.

Des arguments faussement scientifiques

Les masculinistes considèrent les femmes comme une menace et pensent qu’elles se servent du féminisme pour prendre le contrôle du monde et supprimer les hommes. En réalité, le féminisme est une lutte pour l’égalité entre les genres, c’est un combat contre le patriarcat et non pas contre les hommes.

Pour les masculinistes, les hommes et les femmes sont différents par nature et devraient avoir des rôles et droits différents. Ce raisonnement basé sur « la nature des personnes » est faussement scientifique, la biologie est utilisée comme un argument d’autorité pour diffuser de fausses informations et hiérarchiser les personnes en fonction de leur genre.

Influenceurs et misogynie

Cette idéologie n’est pas récente. Aujourd’hui, les masculinistes envahissent les réseaux sociaux et s’y transforment en influenceurs. Cette partie d’internet occupée par les hommes misogynes (les hommes qui détestent les femmes) s’appelle la « manosphère ». Celle-ci est constituée en partie d’influenceurs musculation, de « coachs de vie » et de « coachs en séduction ». Leurs contenus sont accrocheurs et mis en avant par les algorithmes, ce qui fait grossir leurs communautés très rapidement. Cette notoriété leur permet de développer un business du développement personnel viriliste et de vendre des formations, des livres, des audios… qui ont tous pour but de devenir « un vrai homme viril ».

Être masculiniste est devenu rentable

Ils se servent également de leur popularité pour diffuser des fake-news massivement. Par exemple, on a pu entendre que « les préservatifs contiennent des perturbateurs endocriniens » ou encore que « l’eau du robinet contient des œstrogènes qui féminisent les hommes » : c’est faux !

Les mascus utilisent un vocabulaire qui leur permet de créer un sentiment d’appartenance au sein de leurs communautés. Par exemple, on retrouve souvent les mots suivants : mâle alpha, chad, redpill, nice guy, incell, body count

Masculinismes et violences

La masculinisme n’est pas une simple « opinion », c’est une manière de penser dangereuse : ces idées incitent aux violences sexuelles et des attentats sont commis au nom du masculinisme. Par exemple, un féminicide masse a été commis dans une université du Quebec en 1989 et une tuerie de masse en Californie en 2014, les deux revendiqués au nom du masculinisme et qui ont fait de nombreuses victimes. C’est un mouvement de violence et de haine envers la moitié de la population humaine. Le rapport annuel 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France classe le masculinisme comme un enjeu de sécurité publique, nationale et internationale.

Les mascus défendent donc des idées dangereuses et violentes, qu’ils diffusent en masse sur les réseaux sociaux. Ces contenus sont souvent ciblés à destination des jeunes, tu en as donc sûrement déjà vu sur TikTok ou Instagram, peut-être même sans t’en rendre compte. Les idées défendues peuvent être séduisantes et convaincantes, particulièrement quand on est mal dans sa peau et que l’on est en période de questionnements comme c’est souvent le cas à l’adolescence. Si tu veux changer de regard sur les relations entre les personnes et que tu te questionnes, n’hésite pas à te rendre dans la rubrique QUESTIONS ou à discuter via le tchat, c’est anonyme, sans jugement, ni tabou (fenêtre en bas à droite de ton écran).

À retenir

  • Le masculinisme est une idéologie antiféministe qui défend une hiérarchie entre les genres, et non une recherche d’égalité.
  • Les discours masculinistes s’appuient souvent sur des arguments pseudo-scientifiques et diffusent de nombreuses fausses informations.
  • Sur les réseaux sociaux, la manosphère regroupe des influenceurs qui diffusent ces idées et en tirent parfois un bénéfice économique (formations, coaching, contenus payants…).
  • Les contenus masculinistes utilisent un vocabulaire spécifique et ciblent particulièrement les jeunes via les algorithmes des plateformes.
  • Le masculinisme est reconnu comme une idéologie pouvant encourager les violences sexistes et sexuelles et contribuer à la diffusion de discours de haine.