Le cispassing désigne le fait qu’une personne trans « passe » comme une personne cis, c’est à dire qu’elle est lue comme une personne cis en un seul coup d’œil. On dira alors qu’elle cispasse ou qu’elle a un « bon passing ». Cela veut dire qu’elle est perçue dans l’identité de genre dans laquelle elle se vit, et sans que la transidentité soit visible.
Pour rappel, une personne est cisgenre quand le genre qu’on lui a attribué à la naissance est le même que celui par lequel elle se définit au quotidien.
Par ailleurs, la France ne permet que d’être un homme ou femme administrativement, mais des personnes luttent pour que ça change… D’autres pays comme l’Australie, le Canada, l’Argentine, les États-Unis ou encore le Népal et le Pakistan, reconnaissent par exemple un genre neutre ou un troisième genre dans l’état civil…
Revenons au passing !
Si le passing est un enjeu, c’est parce que les normes de genre et la binarité femme / homme sont très ancrées dans la société. Il peut donc relever d’une quête identitaire, être recherché pour se protéger de la transphobie, et devenir une source de souffrance quand il n’est pas atteint du point du point de vue de la personne concernée ou critiqué par l’entourage.
La passing peut également ne pas être un objectif à atteindre. Des personnes trans peuvent par exemple avoir une expression de genre qui assume davantage et visibilise leur transidentité comme une façon de questionner les normes de genre et la binarité.
Dans tous les cas, il est malvenu voire insultant de commenter le passing d’une personne trans. Cela renforce les normes de genre et la binarité et relève donc de la transphobie.